A propos

Les « law clinics » ont été créées aux Etats-Unis au début du 20e siècle, quand deux professeurs ont critiqué l’enseignement académique du droit et mis en avant la formation médicale, qui associait les étudiants aux médecins dans l’étude de cas réels (« learning by doing »).

Aujourd’hui, chaque université américaine dispose de plusieurs cliniques, spécialisées dans différentes matières juridiques. Certaines d’entre elles sont même devenues célèbres, après avoir obtenu, grâce au travail des étudiants, la révision de condamnations pénales à la peine de mort. D’autres assistent les justiciables dans leurs démarches administratives, juridiques ou judiciaires, et participent à l’amélioration de l’accès au droit.

En France, les cliniques de droit sont des structures récentes et encore rares. Aucune de la dizaine de cliniques existante n’est consacrée aux start-ups, alors que leur intérêt pédagogique, économique et social est indéniable :

  •  les entrepreneurs apprennent à ne plus subir le droit comme une contrainte, mais à l’utiliser comme un outil de développement,
  • les étudiants en droit mettent en pratique leur savoir théorique et le concrétisent,
  • les entrepreneurs et les juristes prennent tôt l’habitude d’échanger et de travailler ensemble.

HEAD s’est inspirée du modèle américain pour créer en janvier 2015 la 1re Clinique de droit des affaires, plus particulièrement destinée aux start-ups.

La Clinique consiste à proposer aux étudiants une formation clinique « professionnalisante », en accompagnant des jeunes chefs d’entreprise dans leurs préoccupations juridiques, en équipe de deux ou trois étudiants supervisés par un avocat ou un autre professionnel du droit.

Les entrepreneurs sont issus des associations partenaires : Time 2 Start, Enactus, ainsi que de l’accélérateur du Pôle Entrepreneuriat et Innovation de l’École Polytechnique.

L’objectif pédagogique consiste à permettre aux étudiants :

  • D’acquérir des connaissances théoriques et pratiques par l’analyse et la résolution de problèmes juridiques concrets,
  • D’acquérir différentes aptitudes professionnelles, en particulier l’art de mener un rendez-vous avec un « client », que l’on n’apprend pas au cours des études de droit, et très rarement en stage dans les cabinets d’avocats où les contacts entre stagiaires et clients sont rares sinon inexistants,
  • D’apprendre à travailler en équipe avec les étudiants de son groupe de travail, et le superviseur.
  • D’apprendre à utiliser les différentes techniques de communication, en particulier grâce aux réseaux numériques, en développant l’image de la Clinique sur internet. Même supervisés par des professionnels, les membres de la Clinique ne sont pas encore avocats, ils n’en ont ni l’expérience, ni la déontologie ou l’assurance professionnelle. La Clinique n’a donc pas pour but de résoudre des questions juridiques ; son but est pédagogique, il consiste à sensibiliser les entrepreneurs sur l’importance du droit et d’échanger avec eux sur leurs préoccupations juridiques.